
Vol de données: les fraudes ont explosé à partir de 2017 chez Desjardins
Le Journal de Montréal
Le mouvement Desjardins a enregistré une hausse importante des fraudes à partir de 2017, avant de se rendre compte qu’un de ses employés avait volé et revendu les informations personnelles de millions de clients.
• À lire aussi: Suspect dans le vol chez Desjardins: l’avocat d’un courtier mise sur un flou dans les dates
• À lire aussi: Le suspect du vol voulait vendre son complice
Des dirigeants de l’institution financière se sont confiés à ce sujet à la Sûreté du Québec (SQ), dans le cadre de l’enquête criminelle sur ce vol qui dure depuis maintenant presque trois ans.
De nouveaux passages des affidavits produits dans le cadre de cette enquête ont été rendus disponibles mardi par le juge Yves Paradis, de la Cour supérieure, suite à des requêtes des médias.
À l’automne 2017, une vice-présidente de Desjardins a pris contact avec un responsable de la Direction des enquêtes du Mouvement. Elle constatait que «les fraudes avaient augmenté de manière significative, passant de 3 à 4 millions de dollars par mois», peut-on lire dans les documents.
Des employés de Desjardins ont alors «débuté l’analyse des différents phénomènes de fraudes pour trouver un dénominateur commun. Les cas de fraudes étaient dispersés géographiquement et par catégorie d’âge», poursuivent les policiers.
Effort de guerre
À ce moment, personne ne se doutait que Sébastien Boulanger-Dorval, maintenant identifié par Desjardins et la police comme l’auteur du vol de données, se livrait à des activités suspectes.
