
Vente du cannabis en ligne : un manque de contrôle de la vente aux mineurs, selon la VG
Radio-Canada
Il est trop facile pour les mineurs de se procurer de la marijuana sur le site web de la Société ontarienne de vente du cannabis, affirme la vérificatrice générale de l’Ontario.
Selon Bonnie Lysyk, qui a publié son rapport annuel mercredi, il n'y a pas de contrôles suffisants pour éliminer le risque, ou réduire le risque, que des mineurs achètent du cannabis en ligne.
La Société ontarienne de vente du cannabis s'appuie sur l'auto-déclaration de l'âge des clients et ne vérifie pas l'âge des clients à l'aide de sources d'informations indépendantes, telles que Equifax, peut-on lire dans le rapport.
On y rappelle également qu’en 2019, Santé Canada avait averti que la simple auto-attestation de l'âge pouvait être facilement déformée et que des mesures supplémentaires devaient être prises.
Or, Andrew Murie, directeur general de MADD Canada [Mothers Against Drunk Driving, Les mères contre l'alcool au volant, traduction libre], affirme que cette situation est choquante.
C'est l'équivalent de la LCBO permettant aux mineurs d'accéder à l'alcool. Ce ne serait pas acceptable. Le magasin Ontario Cannabis est soumis aux mêmes attentes, dit-il.
De plus, Mme Lysyk a expliqué en point de presse mercredi que la direction de la Société ontarienne de vente du cannabis s’inquiète qu’en fermant totalement la porte à la vente aux mineurs, on ouvrirait du même coup une fenêtre au marché noir.
Leur réponse est que, si nous mettons plus de contrôles, alors les jeunes iront sur le marché illicite, et c'est là que la marijuana est mélangée avec des produits chimiques, donc nous ne voulons pas que cela se produise non plus.
M. Murie est sidéré par cette explication.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












