
Une technique de chasse bien distincte pour le « guépard américain »
Radio-Canada
Les mots « guépard » et « américain » ne vont pas très bien ensemble de nos jours, mais ce ne fut pas toujours le cas. Jusqu’à il y a 13 000 ans, un gros chat ressemblant à un guépard, appelé Miracinonyx trumani, peuplait les prairies de l’Amérique du Nord.
Si le félin du Pléistocène, aujourd’hui éteint, était plus étroitement apparenté au cougar (Puma concolor), il possédait cependant un squelette hautement spécialisé dans la course rapide qui rappelle celui du guépard actuel (Acinonyx jubatus).
À première vue, ses membres étaient adaptés à la vitesse au détriment de leur capacité à saisir des proies, expliquent le paléontologue Borja Figueirido et ses collègues de l’Université de Málaga, en Espagne, dans leurs études publiées dans les Biology Letters (Nouvelle fenêtre) (en anglais).
Mais pouvait-il vraiment courir aussi vite que le guépard d’aujourd’hui? Ou bénéficiait-il plutôt d’une grande capacité à agripper ses proies avec force? Autrement dit, en quoi sa morphologie faisait de lui un chasseur redoutable? Difficile de le savoir puisque la dextérité des membres antérieurs du Miracinonyx trumani (M. trumani) n'avait jamais été étudiée dans le détail.
C’est à ce travail que se sont attaqués les paléontologues danois avec des collègues américains de l’Université du Wisconsin-Madison pour en arriver à une conclusion plutôt étonnante.
À partir d’une reconstitution 3D d’une partie d’un humérus datant de 24 000 ans découverte au Wisconsin, les scientifiques ont reconstitué la morphologie de l'articulation du coude du félin pour la comparer à celles de 26 spécimens appartenant à 11 espèces actuelles de félidés, dont le lion, le lynx, le cougar et le guépard.
Nos travaux montrent que M. trumani présente une morphologie du coude intermédiaire entre celles des cougars et des guépards, affirment les chercheurs.
En effet, l'humérus de M. trumani était ovale et allongé à l'extrémité la plus proche du coude. Cette caractéristique montre que les os de ses avant-bras étaient plus écartés, ce qui lui permettait de chasser ses proies en les agrippant, comme le font les cougars actuels.
De nos jours, un guépard qui chasse dans la savane africaine peut atteindre 100 km à l’heure, ce qui n’était pas le cas de son cousin préhistorique nord-américain, dont la capacité de poursuite était moins prononcée.

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