
Une nouvelle travailleuse de milieu pour les aînés de l’Est
Métro
Peur de la COVID, solitude, crise du logement: les enjeux auxquels font face les aînés de l’est de Montréal sont nombreux. Pour leur offrir un coup de pouce avec leurs tracas ou une oreille attentive, une nouvelle travailleuse de milieu sera dorénavant sur le terrain à Rivière-des-Prairies, Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est.
Que ce soit en repérant des aînés dans le besoin dans les centres d’achat ou en faisant des suivis à domicile, Pascale Boucher sera dorénavant présente pour accompagner les aînés du secteur en situation de vulnérabilité ou à risque de fragilisation en toute confidentialité.
Forte d’une longue expérience dans le milieu de la santé, Mme Boucher est animée d’un désir profond d’améliorer le bien-être des aînés. « Je veux faire une différence, de façon simple, mais constante. Les aînés ont toujours fait partie de ma vie.»
Le poste de travailleuse de milieu s’inscrit dans le projet Initiatives de travail de milieu auprès des aînés en situation de vulnérabilité (ITMAV), qui est chapeauté par l’Association Bénévole Pointe-aux-Trembles-Montréal-Est (ABPATME) et financé par le Secrétariat aux aînés.
Pascale Boucher travaillera en étroite collaboration avec l’agent de liaison Bernard Parent de la Ligne Espoir Aîné (LÉA), un service téléphonique de l’ABPATME en place depuis avril dernier pour soutenir les aînés du secteur.
M. Parent se réjouit de l’arrivée de Mme Boucher alors que les besoins d’avoir une intervenante sur le terrain se faisaient ressentir, spécialement en contexte de pandémie. « Il y a des gens qui vivent de la solitude, mais qui ne sortent pas trop, car ils ont peur, du COVID, ou des événements violents (…) qu’ils voient dans les nouvelles. Quand ils appellent la ligne LÉA, je pourrai maintenant demander à Pascale d’aller les voir».
Les besoins des aînés sont d’ailleurs multiples, et sont parfois aussi simples que de l’aide pour remplir un formulaire. Cependant, des problèmes plus graves tels la maltraitance ou la difficulté à se loger convenablement en raison de la crise du logement reviennent périodiquement dans les appels reçus, déplore Bernard Parent.
