
Un plan à venir pour la sécurité et la propreté du Quartier chinois
Métro
Soraya Martinez Ferrada et Claude Pinard promettent de s’attaquer aux problèmes de sécurité et de propreté qui affectent le Quartier chinois, alors que le ras-le-bol de certains résidents se déverse sur un organisme communautaire qui souhaite s’y installer.
Mardi, plusieurs résidents se sont adressés au conseil d’arrondissement de Ville-Marie pour contester la transformation d’un immeuble de l’avenue de l’Hôtel-de-Ville en bureaux administratifs de l’organisme Stella. Cet organisme offre des services aux travailleuses du sexe, mais les interventions portaient davantage sur le climat d’insécurité en général que sur Stella.
«Les problèmes de vandalisme et de consommation de drogues se poursuivent dans le secteur. Les personnes âgées craignent de se promener dans le Quartier chinois dès le coucher du soleil», a dit Kim Chui Sun.
Claude Pinard, conseiller municipal du secteur et numéro deux de l’administration, a souligné que le projet de Stella n’est pas de nature à créer des attroupements ou à attirer des populations marginalisées. Ce sont essentiellement des bureaux administratifs, avec certaines activités organisées de jour. La grande majorité des interventions de l’organisme se font à l’extérieur de ses locaux.
Il affirme que l’organisme est un voisin exemplaire dans ses locaux actuels de la rue Parthenais.
M. Pinard affirme travailler avec la mairesse Soraya Martinez Ferrada sur un «Plan du printemps» pour améliorer le sentiment de sécurité dans le Quartier chinois. Le plan comprend des patrouilles et des interventions plus régulières de la part des policiers, ainsi qu’une amélioration de la propreté.
Selon M. Pinard, l’arrondissement souhaite aussi s’inspirer de discussions entamées avec les organismes du Vieux-Montréal pour mettre en place des «escouades de cohabitation sociale» dans le Quartier chinois. Il n’a pas fourni de détails sur la nature ou le mandat de ces escouades, mais il a affirmé que «cette cohabitation sociale ne doit pas se faire au détriment des résidents et des commerçants.»
