
Un conseiller municipal de Yellowknife censuré pour ses propos racistes
Radio-Canada
Réunie en conseil municipal, lundi soir, la Ville de Yellowknife adopté à majorité une motion de censure visant le conseiller Niels Konge après qu’il a tenu des propos racistes.
Cette décision survient après la publication d’un rapport du commissaire à l’intégrité de Yellowknife, qui a été entrepris après que six plaintes de Ténois lui sont parvenues. Le commissaire a conclu que Niels Konge a violé le code d’éthique du conseil en comparant l’obligation vaccinale et la situation critique des commerces locaux à la ségrégation raciale et à la rafle des années 1960.
Neils Konge s'est par la suite excusé en disant qu’il n’avait jamais eu l’intention de blesser quelqu'un.
La mairesse de Yellowknife, Rebecca Alty, a néanmoins affirmé que le conseiller municipal devrait être censuré pour avoir violé le code d’éthique. « Bien qu’ils n’étaient pas intentionnellement racistes, les commentaires présentaient une forme de racisme qui ne peut pas être toléré par la Ville de Yellowknife, a-t-elle dit. J’accepte ses excuses et je suis heureuse qu’il veuille bien suivre une formation contre le racisme. »
Le 27 septembre, lors d’une réunion d’un comité qui se penchait sur un emplacement possible pour un refuge de jour temporaire, Niels Konge a fait un rapprochement entre les difficultés que rencontrent les entrepreneurs locaux et la rafle des années 1960. À l'époque, le gouvernement du Canada a arraché à leur foyer des milliers d’enfants autochtones pour les faire adopter par des familles le plus souvent non autochtones.
La conseillère municipale Shauna Morgan est l’une des membres du conseil à s’être prononcée en faveur de la censure, qui, selon elle, établit une distinction équitable entre la nature des commentaires inappropriés et le caractère de la personne qui les a prononcés.
Il est important de garder en tête qu’il n’est pas question d’étiqueter des personnes comme étant racistes, a-t-elle souligné. L’idée est d’identifier quand quelque chose d’inapproprié survient.
A contrario, le conseiller Steve Payne s’est opposé à la motion de censure arguant que les propos de Niels Longe n’étaient à son avis pas délibérément malveillants. Il est le seul des huit conseillers de la Ville à s’être positionné en défaveur de cette mesure.
Nous nous réunissons ici de semaine en semaine, commentant parfois certaines choses, dont tout ce qu’il se passe en ville, et nous travaillons sous la pression, a-t-il dit. Parfois, nous nous exprimons mal.

Des citoyens et des élus de la Gaspésie questionnent l'absence de solutions de rechange chez Hydro-Québec lorsque des fils électriques et de la fibre optique sont touchés par un incendie. Mardi, vers 18 h, la société d'État a dû mettre hors tension huit postes de transformation. Un bris d'équipement de télécommunication a été causé par un incendie qui a complètement ravagé une résidence de la route 132, dans le secteur de Manche-d'Épée. Conséquence : au plus fort de la panne, plus de 26 000 foyers ont été privés d'électricité, soit la moitié des abonnés de la région.

Les critiques se font de plus en plus insistantes à l'encontre du PDG d’Air Canada. Des élus, tant à Ottawa qu’à Québec, exigent la démission de Michael Rousseau en raison de l’absence du français dans son message vidéo après la mort de deux pilotes à l’aéroport LaGuardia. « On est désolés de la manière dont ce message a été reçu », affirme Christophe Hennebelle, vice-président aux communications d'Air Canada, en entrevue avec Patrice Roy.











