
Souveraineté culturelle : Mathieu Lacombe de retour à l’UNESCO pour terminer le combat
Radio-Canada
Le ministre de la Culture du Québec veut un cadre légal international contraignant pour protéger les lois nationales face aux géants du numérique.
Le ministre québécois de la Culture ne baisse pas les bras. Même si l’UNESCO n’a pas voulu adopter l’an dernier un cadre légal contraignant pour protéger la souveraineté culturelle des États face aux géants du numérique, Mathieu Lacombe, qui s'envole jeudi pour Paris, a bon espoir que cette fois soit la bonne. En entrevue à Radio-Canada, le ministre soutient que le vent commence à tourner et se dit plutôt optimiste quant à la possibilité de voir les pays membres de l'UNESCO se doter d’un tel outil pour résister aux grandes plateformes, la semaine prochaine, à l’occasion de la 19e session du comité de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Certains pays, je pense, avaient besoin de plus de temps, mais de notre côté, on souhaitait aller vite, affirme le ministre. On a bien compris que certains pays voulaient prendre plus de temps pour analyser d’autres options, ajoute-t-il. Je sens que certaines réticences, notamment par rapport aux États-Unis, sont en train de se lever. Le Québec pousse depuis trois ans pour que la Convention de 2005 de l’UNESCO qui protège les cultures nationales contre la mondialisation s’applique au monde numérique. Un tel outil rendrait plus facile, notamment, l’application de la nouvelle loi québécoise sur la découvrabilité, qui vise à donner un meilleur accès à la culture québécoise sur les grandes plateformes.













