
Rive-Sud: perquisitions dans le dossier de Nooran Rezayi
Métro
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé jeudi à une série de perquisitions sur la Rive-Sud dans le cadre de l’enquête parallèle sur les circonstances du décès de Nooran Rezayi, cet adolescent abattu par la police de Longueuil en septembre.
L’enquête concernant l’intervention du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) ayant mené au décès de Nooran est prise en charge par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI). Toutefois, à la demande du BEI, le SPVM enquête sur les événements précédant l’intervention.
En d’autres mots, avec ces perquisitions, le SPVM tente de savoir si Nooran Rezayi ou les personnes qui l’accompagnaient avaient commis un crime ou se préparaient à en commettre un.
Les perquisitions menées par le SPVM se sont déroulées dans les municipalités de Beloeil, Brossard, Candiac, Longueuil et Saint-Philippe. Ces opérations visent à recueillir des preuves et des informations supplémentaires pour éclaircir les circonstances entourant l’incident de septembre.
Nooran Rezayi et ses amis se trouvaient près d’un parc de l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil, le 21 septembre 2025. Quelqu’un a contacté le 911 pour signaler la présence de jeunes cagoulés. Une personne aurait aperçu une arme.
Des vidéos de l’incident montrent un groupe de jeunes assis. Une voiture de police arrive en trombe, et ils partent en courant. La mort de Nooran n’est pas visible, mais on entend un policier hurler «couche toi à terre» à plusieurs reprises avant de tirer un coup de feu. L’intervention dure moins de 10 secondes.
Le BEI a été vertement critiqué pour sa gestion de l’enquête. Contrairement à son habitude, le corps sensé enquêter sur les agissements des policiers a organisé une conférence de presse pour dévoiler certains éléments de l’enquête. Les éléments écoulés ont toutefois laissé entendre qu’un des adolescents avait une arme, alors que la seule arme saisie sur les lieux du crime est l’arme de service du policier.
