
Québec doit-il investir pour sauver la Fonderie Horne?
Radio-Canada
La multinationale souhaite « partager le risque » avec le gouvernement.
Glencore propose à Québec une seconde avenue pour dénouer l'impasse dans les négociations sur l’avenir de la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda, soit d'investir conjointement dans l'usine afin de « partager le risque ». En cas de refus, la multinationale réitère au gouvernement sa demande initiale d'obtenir des délais et assouplissements pour l'atteinte de la norme de 15 ng/m3. « Il faut gérer le risque, a réitéré mercredi matin Marc Bédard, chef des opérations, actifs métallurgiques chez Glencore Canada, à l’émission Des matins en or. Pour gérer le risque, il faut soit connaître les règles futures ou partager le risque. On croit en la Fonderie Horne et en Rouyn-Noranda. On est prêts à investir. Si Québec croit également en ces choses-là, et qu’ils ne peuvent pas nous donner de certitude à long terme, qu’ils investissent avec nous. » Philippe Ouzilleau, professeur adjoint spécialisé en génie métallurgique à l'Université McGill, estime surtout que l’entreprise veut sécuriser ses investissements, histoire de s’assurer que ceux-ci ne seront pas effectués en vain. Je dirais qu’ils veulent partager le risque, a-t-il déclaré à Zone économie. En ce moment, ils pensent qu’ils doivent mettre l’argent et qu’ils vont perdre leurs investissements s’ils ne sont pas capables d’aller plus loin que le 15 ng/m3. Malgré les rumeurs, M. Ouzilleau ne croit pas que l’usine risque de fermer en raison notamment de la remontée des cours du cuivre. C’est un atout stratégique, juge-t-il. Ce serait aussi risqué pour eux de fermer et d’essayer d’aller faire leur travail ailleurs. Je pense personnellement qu’une entente va être trouvée. C’est juste une question de savoir combien de temps on est prêts à accorder et combien cela va coûter.













