
Pour Netanyahu, la guerre contre le Hamas sera «longue et difficile»
Le Journal de Montréal
La guerre contre le Hamas est entrée samedi dans une nouvelle étape et sera «longue et difficile», a prévenu le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, trois semaines après le début des hostilités, déclenchées par l'attaque la plus meurtrière de l'histoire d'Israël.
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Le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar, s'est exprimé samedi soir pour la première fois depuis le 7 octobre pour se dire prêt à conclure «immédiatement» un échange des otages que le mouvement islamiste palestinien retient dans la bande de Gaza - 230 selon Israël -, contre «tous les prisonniers» palestiniens incarcérés par Israël.
Depuis vendredi soir, l'armée israélienne opère au sol avec des soldats et des blindés, tout en intensifiant ses bombardements de la bande de Gaza déclenchés après l'attaque du 7 octobre depuis laquelle 1.400 personnes ont été tuées côté israélien, essentiellement des civils, selon les autorités locales.
Le Hamas, qui contrôle Gaza, affirme que 7.703 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans ces bombardements, soit le bilan le plus lourd depuis le retrait israélien du territoire palestinien en 2005.
L'ONU craint une catastrophe humanitaire. Son secrétaire général, Antonio Guterres, a déploré samedi l'«escalade sans précédent des bombardements» qui «compromettent les objectifs humanitaires», appelant une nouvelle fois à un cessez-le-feu immédiat.
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge, Mirjana Spoljaric, a jugé «inacceptable que les civils n'aient aucun endroit sûr où aller à Gaza au milieu des bombardements massifs», estimant que «le monde ne devait pas tolérer» ce qui se passe à Gaza.
