
Pierre Poilievre veut une base militaire à Churchill, mais des experts restent sceptiques
Radio-Canada
Une experte affirme que Churchill, dans le nord du Manitoba, est un emplacement « problématique ».
Le chef conservateur Pierre Poilievre s'engage, s'il est porté au pouvoir, à bâtir une base militaire à Churchill afin de muscler la défense canadienne. Toutefois, des experts en sécurité tempèrent cet enthousiasme, soulignant que la ville du nord du Manitoba présente des défis logistiques et structurels majeurs pour un site de cette envergure. Lors d'un discours devant les délégués conservateurs présents au congrès du parti à Calgary vendredi, Poilievre a déclaré que le Canada devait être un pays qui se protège sans dépendre de puissances étrangères, comme les États-Unis. Ayant remporté haut la main son vote de confiance, Pierre Poilievre a déclaré qu'un gouvernement conservateur ferait en sorte que les dépenses de défense atteignent réellement les premières lignes et réaffirmerait la souveraineté dans l'Arctique . Nous allons reprendre le contrôle de notre Nord et nous assurer qu'aucune puissance étrangère ne viendrait menacer notre territoire, a-t-il souligné lors de son discours. Nous allons ouvrir de nouvelles bases à Iqaluit, Churchill, Inuvik. Quatre brise-glaces plutôt que deux briseront cette glace et ouvriront de nouveaux passages pour les Canadiens.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












