
Ottawa soutient financièrement Lac-Simon dans son projet d’aire protégée
Radio-Canada
Le gouvernement fédéral octroie une aide financière d’un million de dollars sur quatre ans au Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon, en Abitibi-Témiscamingue, pour préparer une demande de désignation d’aire protégée d’utilisation durable auprès de Québec.
L’annonce a été faite vendredi matin à la COP15 sur la biodiversité, qui se déroule jusqu’au 19 décembre à Montréal. Ce financement provient du programme de conservation par zone menée par les Autochtones.
L’aide servira à faire la collecte du savoir traditionnel et à réaliser des inventaires du territoire, ainsi que des activités de communication et de mobilisation devant mener au développement d’une stratégie et d’une vision propre à Lac-Simon.
L’aire protégée d’utilisation durable lui permettra d’y effectuer certaines activités économiques.
À la base, le territoire qu’on a ciblé est déjà mis en place. Il est déjà reconnu par le gouvernement provincial. C’est ce qu’on appelle la zone ZFFR, pour Zone Faunique Forestière et Récréative. Elle a été mise en place en 2000. Il y a eu des ententes signées avec la SÉPAQ, dont une entente de 25 ans pour pondre des projets à caractère économique, tout en gardant toute la vocation culturelle, explique Ronald Brazeau, directeur par intérim du département des ressources naturelles de Lac-Simon.
Selon Environnement et Changement climatique Canada, cette zone a été choisie pour sa grande biodiversité et la possibilité de pratiquer des activités traditionnelles. La mise en place éventuelle d’une aire protégée d’utilisation durable pourrait également bénéficier au caribou boréal.
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec (MELCCFP) affirme ne pas se formaliser de cette aide financière de son vis-à-vis fédéral. Rappelons que le dossier de la protection du caribou forestier a été la source de tensions entre Ottawa et Québec au cours de la dernière année.
Tout appui financier du gouvernement fédéral dans le domaine des aires protégées qui s’inscrit et qui respecte le processus québécois de création et de planification des aires protégées sur le territoire du Québec est vu de manière positive par le Québec. Considérant que le financement du gouvernement fédéral vise à appuyer la Nation Anishnabe de Lac-Simon dans ses démarches auprès du MELCCFP pour proposer un projet d’aire protégée au Lac-Simon, cet appui est cohérent avec la volonté du Québec d’appuyer le leadership autochtone en conservation de la biodiversité au Québec, répond le ministère dans un courriel.
Ronald Brazeau précise pour sa part que la protection de la harde de caribous forestiers et la création d’une aire protégée sont des dossiers différents, mais complémentaires.

Des citoyens et des élus de la Gaspésie questionnent l'absence de solutions de rechange chez Hydro-Québec lorsque des fils électriques et de la fibre optique sont touchés par un incendie. Mardi, vers 18 h, la société d'État a dû mettre hors tension huit postes de transformation. Un bris d'équipement de télécommunication a été causé par un incendie qui a complètement ravagé une résidence de la route 132, dans le secteur de Manche-d'Épée. Conséquence : au plus fort de la panne, plus de 26 000 foyers ont été privés d'électricité, soit la moitié des abonnés de la région.

Les critiques se font de plus en plus insistantes à l'encontre du PDG d’Air Canada. Des élus, tant à Ottawa qu’à Québec, exigent la démission de Michael Rousseau en raison de l’absence du français dans son message vidéo après la mort de deux pilotes à l’aéroport LaGuardia. « On est désolés de la manière dont ce message a été reçu », affirme Christophe Hennebelle, vice-président aux communications d'Air Canada, en entrevue avec Patrice Roy.











