Nickel dans Limoilou : Glencore veut dévoiler des données
Radio-Canada
Souvent pointée du doigt pour les dépassements de la norme sur le nickel à Québec, la multinationale Glencore se dit maintenant prête à dévoiler ses données provenant de sa station d'échantillonnage de la qualité de l'air située dans le quartier Limoilou.
La station est installée depuis 2015 sur le toit d'un immeuble de la 2e Avenue, à la hauteur de la 4e Rue. Elle se trouve ainsi dans l'axe des vents dominants en provenance du port de Québec, où Glencore transborde du nickel extrait de la mine Raglan, au Nunavik.
Alors que le partage de ces données opposait une fin de non recevoir de la part de la minière dans le passé, l'entreprise dit aujourd'hui avoir changé sa position.
Nous avons l'intention de partager les données de la station dans la communauté. C'est déjà en discussion avec le ministère de l'Environnement et ça suit son cours, confirme Amélie Rouleau, directrice aux affaires publiques et aux communications pour Mine Raglan. Comme toute entreprise, nous balançons les pour et les contre, et nous sommes rendus là.
Impossible pour le moment de savoir si Glencore partagera l'ensemble de ses données récoltées depuis l'implantation de la station d'échantillonnage de la qualité de l'air. Ceci est en cours de discussion avec le ministère, précise Mme Rouleau.
En février dernier, alors que le gouvernement du Québec était sur le point de d'alléger la norme sur le nickel émis dans l'air ambiant, Glencore déplorait être victime d'une chasse aux sorcières.
L'entreprise s'est toujours défendue d'être la source des émissions de nickel, et ce même s'il a été démontré que les résidents de Limoilou en respirent davantage que le reste de la population. Elle revendique des investissements de plusieurs dizaines de millions de dollars pour ses installations de la capitale et assure que toutes ses activités se font sous couvert.
Selon Glencore, la précédente norme, établie à 14 nanogrammes par mètre cube sur 24 heures, envoyait un signal erroné dans la population que leur santé est potentiellement en jeu. Des lobbyistes à l'emploi de le minière ont ainsi défendu l'allègement de la norme pendant plusieurs années.
La norme quotidienne est finalement passée à 70 nanogrammes par mètre cube cette année, autorisée par le ministère de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MELCC).

Des citoyens et des élus de la Gaspésie questionnent l'absence de solutions de rechange chez Hydro-Québec lorsque des fils électriques et de la fibre optique sont touchés par un incendie. Mardi, vers 18 h, la société d'État a dû mettre hors tension huit postes de transformation. Un bris d'équipement de télécommunication a été causé par un incendie qui a complètement ravagé une résidence de la route 132, dans le secteur de Manche-d'Épée. Conséquence : au plus fort de la panne, plus de 26 000 foyers ont été privés d'électricité, soit la moitié des abonnés de la région.

Les critiques se font de plus en plus insistantes à l'encontre du PDG d’Air Canada. Des élus, tant à Ottawa qu’à Québec, exigent la démission de Michael Rousseau en raison de l’absence du français dans son message vidéo après la mort de deux pilotes à l’aéroport LaGuardia. « On est désolés de la manière dont ce message a été reçu », affirme Christophe Hennebelle, vice-président aux communications d'Air Canada, en entrevue avec Patrice Roy.











