
Neptune se finance avec l’argent des syndiqués, dénoncent les Métallos
Radio-Canada
« Ce qui me frustre le plus, c'est qu’il se finance avec l'argent de ses travailleurs! » lance en entrevue Dominic Lemieux, directeur québécois du Syndicat des Métallos, qui réclame 1,4 million de dollars à l’agence de sécurité Neptune.
Neptune et des sociétés à numéro affiliées auraient prélevé des cotisations syndicales et des primes d’assurances collectives sans les remettre au syndicat comme prévu.
C'est un stratagème pour arriver à miser sur des contrats comme plus bas soumissionnaire, estime M. Lemieux. Ça donne un avantage à Neptune.
Pour se faire payer, le syndicat a intenté une poursuite devant le Tribunal administratif du travail et déposé de nombreux griefs qui devront être tranchés par un arbitre.
La somme de 1,4 million n’est d’ailleurs qu’une estimation, soutient le syndicat, puisque depuis août 2021, Neptune ne dévoile plus combien d’agents de sécurité travaillent pour elle ni le nombre d’heures qu'ils effectuent. Le syndicat pourrait donc réclamer une somme encore plus importante.
L'émission Enquête a révélé que le grand patron de l’agence de sécurité Neptune, un homme qui dit s’appeler Robert Butler, utilise deux identités dans le cours de ses affaires.
M. Butler a fait une proposition au chef syndical pour régler l’affaire. Il nous a fait une série de chèques postdatés. Il ne voulait absolument pas aller devant le tribunal, raconte le directeur des Métallos. La somme proposée par Neptune était inférieure au montant réclamé. J’ai dit [à M. Butler] : "Vous ne ferez pas de l'argent sur le dos des travailleurs. Il n'y aura pas de règlement", poursuit-il.
Outre le problème lié aux cotisations syndicales, des employés de Neptune sont aux prises avec des erreurs de paie et avec des chèques sans provision.
« [Robert Butler] est un cowboy qui surfe sur le droit et qui ne respecte pas ses travailleurs. »

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












