
Loi sur les langues officielles : le gouvernement Trudeau propose des ajustements
Radio-Canada
La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, a déposé, mardi, son projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles, le projet de loi C-13. Un projet largement inspiré de celui déposé en juin dernier, mais qui comprend quelques ajustements.
En conférence de presse, la ministre Petitpas Taylor a insisté que son projet donne plus de mordant à la Loi actuelle.
Quand je suis devenue ministre, j’ai commencé ma consultation avec différents intervenants, avec mes collègues… On a été à l’écoute pour s’assurer d’avoir même un meilleur projet de loi. On veut s’assurer qu’il va répondre aux défis.
« La situation du français est préoccupante. Sa protection mérite une attention particulière et immédiate. »
Le premier ajustement et non des moindres, c’est la possibilité pour le commissaire aux langues officielles d’imposer des sanctions administratives pécuniaires à certaines entités qui ne respectent pas leurs obligations linguistiques. Les entités visées sont les sociétés d'État qui exercent leur activité dans le domaine des transports et qui offrent des services aux voyageurs et qui communiquent avec eux, comme notamment Air Canada, Marine Atlantic et Via Rail, notamment.
Le commissaire voulait plus d’outils pour faire son travail. [...] C’est ce que nous avons fait. [...] On a choisi les institutions qui touchent les consommateurs, le public voyageur, a expliqué la ministre.
Le Commissariat aux langues officielles devra toutefois procéder par étape avant de donner une telle sanction. Un règlement en précisera les balises. Selon le projet de loi, les sanctions pourraient atteindre un maximum de 25 000 dollars et une amende ne pourra être répétée pour la même infraction.
Les sanctions administratives pécuniaires, c’est un outil qu’on a ajouté, mais le projet de loi C-32 en avait déjà ajouté d’autres, a indiqué la ministre Petitpas Taylor.
Autre changement, le Conseil du Trésor aura désormais un rôle plus important puisque c’est lui qui établira des principes d’application de certaines parties de la Loi, ce qui pourrait répondre en partie à une demande maintes fois formulée pour éviter une certaine disparité au sein de l’appareil fédéral.

Des citoyens et des élus de la Gaspésie questionnent l'absence de solutions de rechange chez Hydro-Québec lorsque des fils électriques et de la fibre optique sont touchés par un incendie. Mardi, vers 18 h, la société d'État a dû mettre hors tension huit postes de transformation. Un bris d'équipement de télécommunication a été causé par un incendie qui a complètement ravagé une résidence de la route 132, dans le secteur de Manche-d'Épée. Conséquence : au plus fort de la panne, plus de 26 000 foyers ont été privés d'électricité, soit la moitié des abonnés de la région.

Les critiques se font de plus en plus insistantes à l'encontre du PDG d’Air Canada. Des élus, tant à Ottawa qu’à Québec, exigent la démission de Michael Rousseau en raison de l’absence du français dans son message vidéo après la mort de deux pilotes à l’aéroport LaGuardia. « On est désolés de la manière dont ce message a été reçu », affirme Christophe Hennebelle, vice-président aux communications d'Air Canada, en entrevue avec Patrice Roy.











