
Les nouveaux emballages d’Amazon n’excusent pas nos habitudes de consommation
Métro
En plein mois de la Terre, Amazon promeut les mesures qu’il prend pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2040. L’entreprise mondialement connue en a profité pour inviter Métro à son centre d’exploitation situé à Lachine afin de témoigner de son volet de réduction d’emballages, même si le spectre de la surconsommation est omniprésent.
Engagement climatiqueEn 2019, le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a bouleversé le monde entier. À Montréal, une manifestation monstre a exprimé l’écoanxiété des citoyens. Un mois plus tard, Amazon devient le premier signataire du Climate Pledge, «un appel aux entreprises et aux organisations à prendre des mesures collectives face à la [crise climatique]». Pour inciter les signataires à faire en sorte que leurs mots deviennent des actions, ceux-ci sont tenus de mesurer leurs émissions de carbone et d’en produire régulièrement des rapports.
«On veut être une entreprise responsable et pérenne dans le temps», soutient la directrice aux communications externes chez Amazon Canada, Ryma Boussoufa, concernant les intentions environnementales du commerce en ligne.
Le géant de la vente en ligne vise plusieurs secteurs avec sa stratégie zéro carbone. Notamment, il souhaite rendre électrique l’ensemble de ses véhicules et se servir uniquement d’énergies renouvelables pour ses opérations.
Lors de la visite, ce sont les méthodes de réduction d’emballages qui brillent. Par exemple, on y montre d’un programme d’intelligence artificielle qui apprend à réduire la taille des boîtes qu’elle assigne aux commandes. On explique aussi le concept des emballages «sans frustration», soit le système qui évite d’envoyer une boîte… dans une autre boîte.
Le trophée de ces stratégies est une enveloppe matelassée recyclable. Au lieu de bulles de plastiques à l’intérieur des enveloppes, on y retrouve des coussins de fibres de papier. L’entreprise de gestion de matières recyclables, Ricova, a confirmé qu’elles sont effectivement acceptées dans le recyclage montréalais.
Depuis 2015, ces initiatives auraient permis à Amazon de réduire sa production d’emballage de 36%.
