
Les maigres bourses du premier Paris-Roubaix féminin
Radio-Canada
Plus d’un siècle après sa naissance, la mythique course cycliste Paris-Roubaix a tenu un volet féminin, auquel participait la Canadienne Alison Jackson, pour la toute première fois cette année. Un coup de pédale dans la bonne direction qui a toutefois été freiné par des inégalités abyssales entourant l’octroi de bourses de résultats.
L'entreprise chapeautant l'événement, Amaury Sport Organisation (A.S.O.), également à la tête du Tour de France et de la Vuelta, a récemment été montrée du doigt en raison d’un manque de parité entre les cyclistes féminins et masculins au Paris-Roubaix.
Pendant que la championne s’enrichissait de 1535 euros (2233$ CA), le montant minimum à consentir pour une épreuve du WorldTour féminin, le vainqueur de l’Enfer du Nord mettait le grappin sur 30 000 euros (43 643$ CA), soit une somme tout près de 20 fois plus élevée.
À noter que la bourse masculine remise au gagnant a été majorée de 50 %, le plancher salarial étant fixé à 20 000 euros (29 095$ CA).
De part et d'autre, les cyclistes ayant conclu parmi le top 20 au classement final du Paris-Roubaix ont été récompensés d’une prime le week-end dernier. La cagnotte féminine s’élevait cependant à 7005 euros (10 191$ CA), bien moins que les 91 000 euros (132 384$ CA) réservés aux coureurs.
Il faudra certainement évoluer, on verra, on aura le temps de faire le point avec nos différents partenaires et les collectivités. Je veux vraiment dire que l’essentiel, c’est que la course se soit très, très bien déroulée, qu’on a eu un spectacle sportif de haut niveau et, surtout, qu’on puisse pérenniser cette course, pas qu’elle n’ait lieu qu’une fois. Il faut qu’elle s’inscrive dans l’avenir.
Pour organiser une course de vélo, on a mis des moyens, c’est plusieurs centaines de milliers d’euros. Il faudra se pencher sur la grille des prix. Je ne dis pas qu’on a tout bien fait la première année, il faut qu’on regarde ça pour l’avenir, poursuit-il.













