
Le milieu de l’entraînement physique en quête d’inclusion
Radio-Canada
Entre harcèlement et commentaires déplacés, plusieurs femmes et personnes membres de la communauté LGBTQ+ jugent les salles de sport peu sécuritaires et peu accueillantes. Sensible à ce problème, l’industrie de l'entraînement physique tente peu à peu d’offrir des environnements sportifs plus inclusifs.
Mathieu* est un homme trans de 25 ans et s'entraîne régulièrement dans un centre d'entraînement physique. Je suis né femme, mais je m’en vais vers le sexe masculin. Biologiquement, je suis encore femme. Je n’ai pas commencé la testostérone, j’ai juste les cheveux courts, explique-t-il.
Comme il n’a pas encore amorcé un processus d’hormonothérapie, Mathieu préfère, pour l'instant, continuer à utiliser les vestiaires pour femmes. Quand je vais me changer, je me fais dire que je ne suis pas dans le bon vestiaire. Ça me crée un malaise, parce que j’ai l’impression de déranger les femmes, témoigne-t-il.
Au-delà de l'anxiété liée aux vestiaires, Mathieu dit sentir fréquemment des regards inquisiteurs se poser sur lui. Quand je m’entraîne, j’entends des gens murmurer : "C’est un gars ou c’est une fille?" raconte le jeune homme.
Devant de telles situations, Mathieu a songé à abandonner ses visites en centre sportif. Je ne me sentais pas à ma place. Par la suite, je me suis dit que ce n'est pas parce que je suis LGBT que je dois me mettre à part. J’ai recommencé à m’entraîner et j’assume qui je suis, dit-il.
Mathieu n’est pas le seul à dénoncer le climat anxiogène et peu inclusif qui règne dans certaines salles de sport au Québec. Heidi Rubin, entraîneuse queer, a plus de 25 ans d’expérience dans l’industrie de l’entraînement physique. Au cours de sa carrière, elle a travaillé dans plusieurs établissements de ce genre, où elle ne se sentait pas à l’aise d’exprimer librement son identité.
Pour pallier ce qu’elle décrit comme un manque d’inclusion et de diversité dans le milieu, Heidi Rubin a voulu réinventer le gymnase traditionnel. C’est ainsi qu’est né en février 2022 Mouvement Infinity, le seul centre de sport queer de Montréal.
Situé dans le quartier Verdun, le studio à l’approche antioppressive permet d’offrir aux femmes et aux personnes LGBTQ+ un endroit sécuritaire où s'entraîner, estime Heidi Rubin. Si le gymnase a été d’abord et avant tout conçu pour répondre aux besoins d'une clientèle queer, n’importe qui peut le fréquenter. Peu importe son genre, son orientation sexuelle ou son niveau de forme physique, tout le monde est bienvenu dans son établissement, insiste la propriétaire.
Depuis plus d’un an, la clientèle est au rendez-vous. Pour un gym qui a ouvert ses portes en temps de pandémie, les affaires vont particulièrement bien, se réjouit Heidi Rubin.

Le prix Turing, souvent considéré comme le Nobel de l'informatique, a été décerné au Québécois Gilles Brassard. Cet informaticien et son collègue, le physicien américain Charles Bennett, se sont distingués pour leur travail sur la cryptographie quantique et sur la téléportation quantique. Le reportage de Jacaudrey Charbonneau.

Après avoir été projeté à Rivière-du-Loup, La bouchère de Trois-Pistoles a été présenté à Rimouski mardi soir. Réalisé par Karine Lamontagne, qui a constaté que les consommateurs québécois ne savent pas trop d'où vient leur viande, le documentaire nous propose une incursion dans la vie de Renée Leblanc-Paulin. Devenue célèbre depuis quelques jours après un passage à Tout le monde en parle, elle milite pour la consommation locale.

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