
Le milieu communautaire québécois réclame une table de négociation d’« urgence »
Radio-Canada
Insatisfait des investissements qu'il reçoit, le milieu communautaire exige de négocier « d'urgence » avec le gouvernement du Québec.
À la veille du déclenchement d'une grève de dix jours, le milieu communautaire québécois s'impatiente. Insatisfait des sommes qui lui sont réservées dans le nouveau budget Girard, il exige la création d'une table de négociation « d'urgence » avec le gouvernement du Québec. Des conditions de travail difficiles découlent de ce sous-financement, plaide le front commun formé par le mouvement Le communautaire à boutte et par le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA). Je suis à boutte de voir le gouvernement saccager notre filet social et notre filet communautaire. Le gouvernement nous traite comme un sous-secteur, estime Caroline Toupin, coordonnatrice et porte-parole du RQ-ACA. Malgré tout ce qu'on fait au quotidien, notre travail est invisible et n’est pas reconnu à sa juste valeur, insiste-t-elle tout en ajoutant qu'un écart salarial moyen de 43 % sépare actuellement les travailleurs du milieu communautaire, majoritairement des femmes, de ceux de l'ensemble des secteurs d'activité au Québec. Pour combler cet écart, Caroline Toupin évalue qu'un réinvestissement annuel massif de 2,6 milliards serait nécessaire. C'est ça, la valeur de notre contribution à la société, soutient-elle.

Sur la Côte-Nord, le départ de trois médecins de famille pourrait laisser des centaines de patients sans prise en charge. Selon nos informations, trois médecins seraient sur le point de quitter la clinique médicale des Vents et Marées à Sept-Îles, alors que la région fait face à une grave pénurie de médecins.












