
La géopolitique s’invite aux Jeux d’hiver de l’Arctique
Radio-Canada
Les Jeux d'hiver de l'Arctique se tiennent alors que le président américain Donald Trump a dit vouloir prendre le contrôle du Groenland.
La politique s’est invitée de manière inattendue aux Jeux d’hiver de l’Arctique à Whitehorse : un avion de chasse CF-18 canadien a déchiré le ciel en survolant la cérémonie d’ouverture dimanche, tandis que les hymnes nationaux des pays invités y ont été réduits au silence. La cérémonie rassemblait les 2000 participants des huit équipes du Nord circumpolaire, en plus d’officiels et de centaines de spectateurs. Si des avions militaires survolent des événements sportifs ailleurs dans le monde, ce serait presque du jamais-vu dans le Nord canadien. Zach Zimmermann, un expert en sécurité de l’Arctique qui a grandi à Whitehorse, et qui a remporté le bronze en tennis de table aux Jeux d’hiver de l’Arctique en 2016, y voit un message de la part d’Ottawa. Le Canada essaie de démontrer qu’il a une présence militaire ici, estime-t-il. Je ne vois vraiment pas comment on pourrait interpréter ça autrement.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












