
L’art d’écrire en équilibre entre pays natal et d’adoption
Radio-Canada
Les artistes afro-descendants Stephie Mazunya, Ketty Nivyabandi, Maeva Guedjeu et Blaise Ndala s’expriment sur l’art d’écrire entre pays natal et d’adoption.
Prendre la plume sans qu’elle ne porte le poids d’un drapeau relève du défi. Or, c’est ce que revendiquent Stephie Mazunya, Ketty Nivyabandi, Maeva Guedjeu et Blaise Ndala : la liberté d’écrire sans compromis et sans frontières. L’autrice de théâtre Stephie Mazunya et la poète Ketty Nivyabandi ont grandi au Burundi, avant de s’installer dans la région d’Ottawa-Gatineau. La nouvelliste Maeva Guedjeu est arrivée du Cameroun en 2023, tandis que le Congolais d’origine Blaise Ndala est Franco-Ontarien d’adoption depuis près de 20 ans. Par-delà le devoir de mémoire et les attentes de leurs communautés, chacune et chacun aspirent à témoigner à sa manière de l’histoire et de la diversité des réalités des contrées de leur enfance, comme des tout aussi nombreuses vérités de leur exil, volontaire ou forcé. Si Stephie Mazunya, Ketty Nivyabandi, Maeva Guedjeu et Blaise Ndala se questionnent sur leur rôle et sur la charge de leurs mots, ce n’est pas pour oublier leurs origines, ni pour faire abstraction du lieu où prend vie leur écriture aujourd’hui. C’est pour mieux s’enraciner dans ce qui les anime vraiment : créer. Les quatre seront d’ailleurs présents au Salon du livre de l’Outaouais. Avec sa pièce «Chronologies», Stephie Mazunya a cherché à comprendre sa mère et les traumas de la guerre au Burundi.













