
L'Équateur entame 15 jours d'opérations antidrogue avec le soutien des États-Unis
TVA Nouvelles
L’Équateur lance dimanche soir un plan de deux semaines pour lutter contre le narcotrafic, soutenu par les États-Unis et sous de stricts couvre-feux dans les régions les plus touchées par la violence.
Allié fidèle de Washington, le président équatorien Daniel Noboa mène depuis plus de deux ans une guerre contre les cartels de la cocaïne, mais les chiffres des homicides, disparitions, extorsions et autres délits ne reculent pas.
Entre dimanche soir et le 31 mars, les forces armées équatoriennes déclencheront une « offensive très forte » avec le « conseil » des États-Unis, a annoncé mardi le ministre de l’Intérieur, John Reimberg.
« Nous sommes en guerre », a-t-il déclaré. « Ne prenez pas de risques, ne sortez pas, restez chez vous. »
Pendant deux semaines, les Équatoriens des provinces côtières de Guayas, Los Rios, Santo Domingo de los Tsachilas et El Oro auront interdiction de sortir entre 23h locales (4h GMT) et 5h (10h GMT).
Pendant le couvre-feu, seuls pourront circuler les voyageurs munis de leur billet d’avion, le personnel de santé et les services d’urgence.
Quelque 30 000 militaires lourdement armés participent aux opérations, accompagnés de convois de fourgons blindés, de motos et d’hélicoptères, selon des images diffusées par les autorités.
Le gouvernement est resté muet sur les détails de la mission et sur la question de savoir s’il déploiera des troupes américaines sur son territoire, comme cela a déjà été le cas sous la présidence de M. Noboa.
Environ 70 % de la cocaïne produite chez ses voisins, la Colombie (au nord) et le Pérou (au sud), les plus grands producteurs au monde, transite par l’Équateur pour être exportée via ses ports sur le Pacifique.

Procès en appel du financement libyen: l'ex-président français Sarkozy nie tout «acte de corruption»
L’ex-président français Nicolas Sarkozy a affirmé mardi n’avoir « pas commis d’acte de corruption, ni de près ni de loin », dans sa première prise de parole à son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.












