
Hausse des cas de COVID-19 : des parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école
Radio-Canada
La montée fulgurante du nombre de cas de contamination à la COVID-19 suscite des questionnements chez les parents, qui se demandent s'ils doivent envoyer leurs enfants à l'école cette semaine, à quelques jours de Noël.
Christian Rodrigue, un père de quatre fillettes, a décidé de retirer trois de ses filles de leur école primaire pour éviter de contaminer ses proches.
Étant donné ce qui va se passer à l'école dans les prochains jours [...], il va y avoir très peu de matière comme tel. [...] On s'est dit que ça valait la peine de les retirer pour ne pas courir le risque de ne pas être capables d'avoir mes parents le 24, a-t-il expliqué.
Sa fille aînée, Gaelle, est en vacances depuis que plusieurs cas ont été recensés à son école secondaire Polybel, maintenant fermée.
C’est aussi le cas au Collège Charles-Lemoyne à Longueuil, comme l’a expliqué son directeur, David Bowles.
On est rendus à un peu plus de 50 cas positifs parmi les élèves et les membres du personnel, tout campus confondus. Donc, devant cette situation-là, on a pris la décision de fermer l'école lundi et mardi. Il ne nous restait que deux journées d'école. C'était des journées d'examens au secondaire, a-t-il dit.
Toutefois, ce que plusieurs directions d'établissement redoutent, c'est la période après les Fêtes.
Je vous dirais que là où il y a le plus d'inquiétude, c'est au retour des Fêtes, a indiqué Kathleen Legault, présidente de l'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire. Comment peut-on penser qu'on va revenir à l'école quand, chaque jour, il y a plus de cas?
Au ministère de la Santé, on maintient le cap : le calendrier scolaire reste le même. La Dre Cécile Tremblay, microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), estime pour sa part qu'il faut tout simplement suivre les directives de la santé publique.

Sur la Côte-Nord, le départ de trois médecins de famille pourrait laisser des centaines de patients sans prise en charge. Selon nos informations, trois médecins seraient sur le point de quitter la clinique médicale des Vents et Marées à Sept-Îles, alors que la région fait face à une grave pénurie de médecins.












