
Frappes en Iran : vers « le scénario le plus toxique » pour l’industrie pétrolière?
Radio-Canada
L'Iran contrôle le détroit d'Ormuz, où passe près de 20 % de la production mondiale de pétrole.
L’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro et la guerre de douze jours entre Israël et l'Iran, l’an dernier, ont prouvé que le marché du pétrole, le moteur de l’économie mondiale, est plus résilient qu’il ne l’était. Saura-t-il cependant s’adapter au nouvel embrasement provoqué par le bombardement de l’Iran par Israël et les États-Unis? Voici quelques clés pour comprendre. À lui seul, l’Iran est responsable de 3 % de la production mondiale de pétrole, mais, grâce à son emplacement géographique stratégique, il a le pouvoir d'influencer grandement le marché de l’or noir. Au sud du pays se trouve le détroit d’Ormuz, un couloir maritime étroit qui relie le golfe Persique à l’océan Indien. C’est par là que doit passer environ 20 % de la production mondiale de pétrole, en provenance de l’Irak, du Koweït, de l’Arabie saoudite ou des Émirats arabes unis pour se rendre au reste du monde. En représailles aux menaces et aux attaques israélo-américaines, l’Iran menace de couper le robinet, en bloquant le passage ou en attaquant les navires qui s’y aventurent. Ce serait le scénario le plus toxique jamais envisagé dans le secteur pétrolier, estime le chercheur en énergie au Centre d'études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, Yvan Cliche.

Les Parisiens s'apprêtent à choisir un nouveau maire après 25 ans de gouvernance socialiste. À trois jours du premier tour, l'accès au logement est l'une des principales préoccupations de l'électorat dans la ville la plus dense, et l'une des plus chères d'Europe. Dans la campagne électorale, deux visions s'affrontent sur le rôle des logements sociaux pour freiner l’exode des familles vers la banlieue. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












