
Fonderie Horne : Québec exige la norme de 15 ng/m3 d’arsenic d’ici 5 ans
Radio-Canada
Le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, a confirmé que la Fonderie Horne devra atteindre un seuil d'émission d'arsenic de 15 nanogrammes par mètre cube (ng/m3) d'ici les cinq prochaines années, comme l'a demandé la santé publique.
C'est ce qu'il a indiqué lors d'une conférence de presse à Rouyn-Noranda, lundi, où il a présenté les principales exigences environnementales que le gouvernement propose d'imposer à la Fonderie Horne.
La semaine dernière, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, avait proposé que les émissions d'arsenic ne dépassent pas 15 nanogrammes par mètre cube (ng/m3).
C'est la balle qu'on met en jeu, maintenant on veut savoir si la population se sent écoutée dans cette proposition, a indiqué le ministre Charette en faisant référence à la consultation publique qui se tiendra dans les prochaines semaines.
Un régime de sanctions s'appliquera si l'entreprise est incapable d'atteindre ce seuil.
On le réitère, si Glencore ne réussit pas à se conformer aux exigences gouvernementales, la Fonderie Horne devra fermer ses portes, a indiqué le ministre.
Le ministre de l'Environnement a ajouté que la fonderie devra à terme atteindre la norme québécoise de 3 ng/m3, en précisant qu'il sera toutefois impossible d'atteindre cette norme d'ici cinq ans.
Glencore, propriétaire de la Fonderie Horne, devra également respecter des concentrations moyennes annuelles et journalières pour l'arsenic, le cadmium et le plomb.
La fonderie devra aussi réduire progressivement ses émissions en atteignant des cibles annuelles intermédiaires à l'égard de l'arsenic, du plomb et du cadmium, et elle sera obligée de réduire l'ampleur et la fréquence des pics de dioxyde de soufre.

Sur la Côte-Nord, le départ de trois médecins de famille pourrait laisser des centaines de patients sans prise en charge. Selon nos informations, trois médecins seraient sur le point de quitter la clinique médicale des Vents et Marées à Sept-Îles, alors que la région fait face à une grave pénurie de médecins.












