
Fin du programme d’immigration PEQ : une enseignante francophone envisage le Manitoba
Radio-Canada
L’enseignante en mathématiques Imane Benchouk et sa famille envisagent de quitter le Québec et de s'installer au Manitoba en raison de l'abolition du PEQ.
L’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) laisse des milliers de résidents temporaires dans l’incertitude professionnelle. Imane Benchouk, enseignante en mathématiques dans la région de Montréal, ne fait pas exception à la règle. À l’approche de l’expiration de son permis de travail, la mère de famille envisage, parmi d’autres provinces, de tout reconstruire au Manitoba. Arrivée au Québec en juillet 2022 avec son mari et ses deux enfants, Imane Benchouk enseigne depuis trois ans les mathématiques dans une école secondaire située dans la rive sud de Montréal. La famille d’Imane est entrée par la voie du PEQ qui promettait un passe-droit à la résidence permanente pour les étudiants étrangers diplômés au Québec et aux travailleurs étrangers qui respectaient certains critères. L’enseignante et son mari sont frappés de désillusion lorsque le gouvernement a annoncé le retrait de ce programme qui a pris officiellement fin le 19 novembre 2025, dans le cadre du plan de réduction des seuils d’immigration, plafonné à 45 000 nouveaux arrivants par année. Si on savait su ce qui allait se passer dans quatre ans, on n'allait clairement pas rester là. On aurait soit changé de province, soit trouvé une alternative.













