
Fin du PEQ : une famille plongée dans l’incertitude malgré une mince lueur d’espoir
Radio-Canada
Si le programme de l’expérience québécoise n'est pas rétabli, une famille qui réside à Lac-Mégantic craint de devoir quitter le pays.
Sana Boukhatem et Khaled Ben Yahia, originaires de la Tunisie, ne vivent que sur des promesses. Si le programme de l’expérience québécoise n'est pas rétabli, le couple qui réside à Lac-Mégantic craint de devoir quitter le pays. Je vis dans le vide. On est dans une impasse. On n’arrive pas à comprendre ce qu'on va faire. On est comme piégés, c'est ça, raconte Khaled Ben Yahia. Sans clause de droits acquis, il soutient qu'il devra plier bagage. Installé dans la région depuis 2022, son permis de travail sera échu en juillet. Je n'arrive pas à dormir. Je n'arrive pas à comprendre que j'ai passé deux ans pour rien. L'angoisse, surtout pour mes enfants [...] je n’arrive pas à réaliser que ma fille va quitter le Canada, partage le père de famille. Selon lui, sa femme et ses deux filles sont contraintes aux mêmes exigences. Julia refuse de quitter le Canada. Elle refuse de quitter parce qu'elle est attachée à ses amis, à l'école. Notre vie a radicalement changé. Toute la journée, on parle seulement du PEQ, du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), déplore la mère de famille Sana Boukhatem.













