Fiabilité du transport aérien aux Îles-de-la-Madeleine : les soins de santé écopent
Radio-Canada
Le manque de fiabilité dans l'horaire des vols entre les grands centres et les Îles-de-la-Madeleine entraîne de l'insécurité pour l'accès à certains soins de santé sur l’archipel, selon le député de l'endroit, Joël Arseneau.
Selon lui, de plus en plus de médecins spécialistes qui se rendent aux Îles-de-la-Madeleine mensuellement pour prêter main-forte songent à arrêter de se rendre sur l’archipel, puisque les vols à destination et en provenance des Îles sont souvent annulés ou reportés pour diverses raisons. Ces changements de dernière minute posent problème aux médecins qui ont un horaire serré.
Beaucoup de travailleurs de la santé doivent prendre l’avion dans un système qui est actuellement complètement congestionné, avec les résultats qu’on connaît et qui sont désastreux pour les gens qui ont besoin de traitement, a affirmé Joël Arseneau lors de son passage à l’émission Bon pied bonne heure! lundi matin.
Le député critique également le programme de billets subventionné à 500 $ qui, à son avis, ne fait qu’envenimer la situation.
« Ce dont on avait besoin, c’était d’élargir l’offre, pas de stimuler la demande. »
Actuellement, les vols sont congestionnés en grande partie en raison de l’achalandage touristique qui est exacerbé par le programme qu’a mis en place le gouvernement, affirme le député. Ça nous enlève surtout la marche de manœuvre dont on avait besoin justement pour des déplacements de dernière minute, compte tenu de notre insularité.
La présidente-directrice générale du CISSS des Îles, Sophie Doucet, reconnaît que le CISSS, situé dans une région éloignée et isolée, dépend beaucoup des médecins spécialistes visiteurs qui évitent aux patients d’avoir à se déplacer pour des services spécialisés qui ne sont pas disponibles aux Îles.
Elle ajoute que les services d’urgence sont disponibles en tout temps aux Îles-de-la-Madeleine.
« Il n’y a pas d’enjeu pour les services urgents. »

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












