
Entre tradition et modernité, deux Autochtones veulent dégenrer leur artisanat
Radio-Canada
L’un a choisi le tambour, l’autre le parka. Tous deux veulent moderniser leur art.
Aux Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.), deux artistes autochtones tentent de casser les codes de genre associés aux objets qu’ils confectionnent. Dans le cas de Dustin Qaiyan Smith, c’est le parka, tandis que pour Cynthia Pavlovich, c'est le tambour. Les deux artistes se racontent et explorent la relation qu’ils ont avec ces objets traditionnels. C’est une journée de grand froid à Inuvik en ce début du mois de janvier. La période de nuit polaire vient de se terminer, mais le mercure descend encore en dessous des -40 degrés Celsius. Au milieu du blanc de la neige, le parka de Dustin Qaiyan Smith détonne avec son violet, sa fourrure abondante et sa capuche pointue. À 24 ans, celui qui est en partie inuvialuk (inuit de l’Ouest canadien) et inupiaq (inuit de l’Alaska) est issu d’une famille où la couture se transmet de génération en génération. J’ai commencé à coudre pendant la pandémie [de COVID-19], confie-t-il très timidement. J’ai vu le parkie [variante affective du mot parka] de ma grand-mère et j’ai voulu avoir le même.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












