
Dissolution du Conseil présidentiel de transition haïtien : « Leur bilan, c’est zéro »
Radio-Canada
Après la dissolution du Conseil présidentiel de transition, les membres de la diaspora haïtienne doutent de voir des élections de sitôt dans leur pays.
Le mandat du Conseil présidentiel de transition à Haïti étant terminé depuis samedi, la diaspora haïtienne établie au Canada craint que les prochaines élections générales soient une fois de plus retardées dans ce pays où il n'y a pas eu de scrutin depuis près de 10 ans. Le conseil a été instauré en 2024, et aujourd’hui, il n’y a rien. Aucun des aspects de son mandat n’a été atteint , constate Roromme Chantal, professeur agrégé en sciences politiques à l’Université de Moncton. Au niveau de la sécurité, je crois que la situation a même empiré, puisque les gangs ont encore gagné du terrain, déplore-t-il. Après l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, les gangs criminalisés ont pris le contrôle de la capitale, Port-au-Prince. Le président par intérim Ariel Henry a tenté en vain d’asseoir son autorité, jusqu’à ce que la situation s’enflamme de nouveau en 2024. Le président Henry s’est alors rendu au Kenya pour tenter d’obtenir une assistance dans son combat contre les gangs, mais il n’a jamais pu rentrer en Haïti par la suite. Les gangs ont encerclé l’aéroport international et les bâtiments du gouvernement haïtien, menant ultimement à la démission d’Ariel Henry. Une force de sécurité kényane a tout de même pu se rendre à Port-au-Prince, grâce notamment à la collaboration de l’ONU, mais avec une efficacité très réduite.













