
Des coûts plus élevés pour la pratique de la randonnée alpine au Mont-Orford
Radio-Canada
La pratique de la randonnée alpine a connu un essor considérable au cours de la pandémie. Ce sport était relativement peu connu il y a six ans, mais, depuis, le Mont-Orford est passé de quelques centaines d'abonnés à 6000. Ce succès oblige la station de ski à doubler certains tarifs d'accès pour la saison 2022-2023.
La problématique qu'on a eue cette année, c'est qu'il a fallu limiter dès décembre le nombre de cartes d'abonnement parce qu'on a une capacité restreinte et qu'il faut garder un équilibre entre nos skieurs alpins, nos randonneurs et notre capacité à gérer le site, explique Simon Blouin, directeur général de la Corporation ski et golf Mont-Orford.
Dès qu'il y avait une météo favorable, il fallait limiter le nombre de billets, souligne-t-il.
Simon Blouin explique que, pour gérer cette croissance et assurer la pérennité de l'entreprise, le Mont-Orford a dû prendre certaines décisions.
« Au lieu d'avoir un seul produit de randonnée alpine, on en a trois : un sur semaine sur cinq jours, un produit de soir et un produit [illimité]. On a gardé le même prix pour les produits de semaine et de soir, mais oui [la carte illimitée] passe de 100 à 200 $. »
De plus, l'abonnement à la randonnée alpine ne sera plus inclus dans celui pour le ski ou la planche à neige, comme c'était le cas précédemment. Un rabais de 50 % sera toutefois offert à ces détenteurs.
Simon Blouin admet qu'il était prévisible que cette décision crée du mécontentement, mais qu'avec les changements à apporter au site dans les prochaines années, l'inflation et les coûts de surveillance, la station de ski devait trouver des façons de générer des revenus.
On a une énorme popularité qui n'est pas comparable avec celle des autres montagnes. Cela entraîne un coût pour l'encadrement. On ne peut pas laisser les gens aller partout dans la montagne [...] Le plus grand défi, c'est qu'on laisse les gens aller dans les pistes tôt le matin et le soir, en même temps que les opérations de damage. Il y a beaucoup de gestion de risque à faire.

Sur la Côte-Nord, le départ de trois médecins de famille pourrait laisser des centaines de patients sans prise en charge. Selon nos informations, trois médecins seraient sur le point de quitter la clinique médicale des Vents et Marées à Sept-Îles, alors que la région fait face à une grave pénurie de médecins.












