
Coupes au ministère de la Justice : le service autochtone particulièrement visé
Radio-Canada
Les syndicats affirment que la réduction des équipes juridiques nuit à la réconciliation.
Des syndicats et des avocats craignent que le Canada ne défavorise la réconciliation et ne ralentisse l'accès des communautés autochtones à la justice, alors que les coupes imminentes dans la fonction publique semblent viser principalement le portefeuille des droits et des relations avec les Autochtones au ministère de la Justice. Ce n'est pas le moment de réduire le soutien à ce domaine très important que sont la consultation, la négociation et les droits des Autochtones, a déclaré l'avocate Cynthia Westaway, professeure invitée à l'Université d'Ottawa, où elle enseigne le droit autochtone. Malgré les promesses répétées du premier ministre Mark Carney de maintenir l'élan de la réconciliation, les détracteurs affirment que les libéraux sabrent de façon imprudente dans les programmes et services autochtones – et envisagent maintenant des coupes profondes dans le personnel juridique affecté à ces dossiers – au moment même où le gouvernement lance de vastes projets de développement national. Nous devons donc nous assurer que les personnes qui vivent sur ces terres [...] sont correctement incluses et consultées, a affirmé Mme Westaway. Sans la capacité des avocats et du personnel juridique à soutenir cela, nous risquons de ne pas entendre les bonnes personnes. En fait, je suis sûre que ce n'est pas le cas. Selon les chiffres recueillis par la CBC auprès de plusieurs syndicats, environ 73 employés de l'unité des droits et des relations avec les Autochtones sont jusqu'à présent touchés par les ajustements du personnel.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












