
Chronique, Nos médias ont-ils encore les moyens de s’offrir le Canadien de Montréal?
Radio-Canada
Martin Leclerc s'interroge sur le flou entourant les droits de télédiffusion du Canadien de Montréal en vue de la prochaine saison.
Que se passe-t-il avec les droits de télédiffusion du Canadien de Montréal? Parce que cette question englobe des enjeux sportifs et sociétaux (la force des médias francophones), cette question revient sans cesse dans le monde du hockey par les temps qui courent. Et plus le temps passe, plus le mystère s’épaissit. Dans le monde de la télévision, les choses se préparent longtemps à l’avance. Peu importe leur créneau, les dirigeants des chaînes doivent se projeter assez loin dans le temps pour meubler leur programmation. À titre d’exemple, pour bâtir sa grille horaire, une chaîne généraliste doit acquérir les droits sur des séries qui nécessitent ensuite beaucoup de temps pour être écrites, tournées, montées, vendues aux agences publicitaires et promues auprès du public avant de se retrouver à l’écran. À Radio-Canada/CBC, la préparation de la diffusion d’un grand événement comme les Jeux olympiques – qui ne durent que deux semaines – mobilise des dizaines d’employés à temps complet et nécessite au moins deux ans de préparation minutieuse. Pour les chaînes sportives, les opérations quotidiennes ne peuvent pas être improvisées non plus. L’acquisition des droits de télédiffusion des ligues et des équipes coûte un bras, une jambe et un rein. En même temps, cet exercice est essentiel pour remplir une grille horaire valable et maintenir l’intérêt des abonnés.













