
Chronique, Les cotes d’écoute des Jeux font mal paraître Bettman et les proprios
Radio-Canada
Dans sa chronique, Martin Leclerc se demande pourquoi Gary Bettman et la Ligue nationale de hockey ont attendu si longtemps pour revenir aux Jeux olympiques.
Il était extrêmement triste, dimanche, de regarder les joueurs de l’équipe de hockey canadienne accepter leur médaille d’argent à Milan. Et ça n’avait rien à voir avec le résultat, puisque les amateurs de hockey du monde entier venaient d’assister à une finale grandiose. Les Canadiens, qui avaient largement dominé cette rencontre (24 à 11 au chapitre des chances de marquer de qualité), s’étaient simplement butés à un gardien triple récipiendaire du trophée Vézina (Connor Hellebuyck) qui venait de réussir la performance de sa vie. La cruauté du sport fait partie de son immense beauté. Les Canadiens étaient visiblement abasourdis par leur défaite de 2-1 en prolongation. Mais ce qui assombrissait véritablement cette cérémonie était le fait que l’expérience olympique des quelque 14 trentenaires de la formation allait se limiter ou se terminer sur ce revers crève-cœur. Les plus vieux joueurs de l’équipe canadienne et les plus vieux joueurs de la LNH qui portaient les couleurs de 10 autres pays font partie d’une génération d’athlètes que Gary Bettman et les propriétaires de la LNH ont inutilement et bêtement sacrifiée sur l’autel de la cupidité.













