
Chronique, Le patron québécois de l’écurie Williams rentre à la maison
Radio-Canada
En mars 2023, le Québécois Frédéric Brousseau s'était fait confier le mandat de réinventer le fonctionnement et les procédés de l'écurie Williams.
Après trois saisons passées à titre de chef des opérations de l’écurie Williams F1, le gestionnaire québécois Frédéric Brousseau estime être arrivé « au bout de sa corde ». Il rentre donc à la maison, la tête pleine de précieux enseignements et de projets. En mars 2023, l’écurie basée à Grove, en Angleterre, avait piqué la curiosité d’un grand nombre d’observateurs en confiant à Brousseau le mandat, ni plus ni moins, de réinventer son fonctionnement et ses procédés. Quand il a décidé de faire le saut en F1, cet ingénieur spécialisé en aérospatiale était une sorte de star de la haute direction de Pratt & Whitney, où il faisait carrière depuis plus de 25 ans. Il était alors le vice-président responsable des opérations de cette multinationale employant environ 10 000 employés et opérant 11 usines à travers le monde. P&W fabrique notamment des moteurs d’avions civils et militaires. Clairement, ce leader de talent ne quittait pas un poste aussi prestigieux et névralgique pour aller gérer une usine de course automobile. Je suis allé là-bas pour transformer et complètement réinventer une organisation. Et j’y suis allé pour bâtir un nouveau campus de plusieurs centaines de millions, raconte celui qui, chez Pratt & Whitney, a supervisé la construction d’une usine aérospatiale qui, selon ses anciens patrons, est depuis une référence à travers le monde.



