Ces huttérites homosexuels qui fuient leur foyer pour être enfin eux-mêmes
Radio-Canada
Dans les Prairies, de plus en plus d'huttérites s’échappent de leur colonie, espérant vivre libres et heureux. Ils fuient les maltraitances et les dérives de cette secte religieuse unique au monde. Certains le font pour vivre pleinement leur homosexualité, vue comme un péché qui ne sera jamais pardonné.
Cela fait 12 ans que Joel Waldner s'est enfui de la colonie Fairview, au nord de Calgary.
Il y passe pourtant une enfance heureuse dans un esprit de communauté propre à la religion des huttérites. Il étudie, prie, joue et mange tous les jours avec les mêmes personnes.
Tout change à l'adolescence, lorsqu'il commence à s’interroger sur sa sexualité. À 13 ans, il sent qu’il est différent. Un jour, nous sommes allés nager avec des amis, [et je me suis demandé] pourquoi je me sentais attiré par les autres hommes, raconte-t-il.
Dans sa colonie, Joel Waldner a un accès quasi inexistant à la culture et à la diversité du monde moderne. Je ne savais pas que j’étais gai. Je ne savais même pas que ça existait, se rappelle-t-il.
Les huttérites sont très religieux et conservateurs. Dans l'école de Joel Waldner, les cours sur la sexualité n’existent pas. À l'église, on nous dit que les homosexuels sont dans le péché et vont brûler en enfer.
Par peur d'être rejeté ou envoyé en thérapie de conversion, il se renferme sur lui-même. Son mal-être grandit. Des pensées suicidaires le poussent à s'enfuir à l'âge de 19 ans, le 16 octobre 2009. C’est le jour où ma nouvelle vie a commencé.
Il emprunte une voiture et se rend dans la ville la plus proche pendant que les autres sont à la messe. Un ticket d'autocar en poche, Joel Waldner se dirige vers la ville d’Olds, où un fermier l’a embauché quelques jours plus tôt par téléphone.
J'étais déboussolé, mais c'était la meilleure chose à faire. J'ai pris le contrôle de ma vie, et j'ai enfin pu être moi-même dans le vrai monde, confie-t-il.

Des citoyens et des élus de la Gaspésie questionnent l'absence de solutions de rechange chez Hydro-Québec lorsque des fils électriques et de la fibre optique sont touchés par un incendie. Mardi, vers 18 h, la société d'État a dû mettre hors tension huit postes de transformation. Un bris d'équipement de télécommunication a été causé par un incendie qui a complètement ravagé une résidence de la route 132, dans le secteur de Manche-d'Épée. Conséquence : au plus fort de la panne, plus de 26 000 foyers ont été privés d'électricité, soit la moitié des abonnés de la région.

Les critiques se font de plus en plus insistantes à l'encontre du PDG d’Air Canada. Des élus, tant à Ottawa qu’à Québec, exigent la démission de Michael Rousseau en raison de l’absence du français dans son message vidéo après la mort de deux pilotes à l’aéroport LaGuardia. « On est désolés de la manière dont ce message a été reçu », affirme Christophe Hennebelle, vice-président aux communications d'Air Canada, en entrevue avec Patrice Roy.











