
Cœur, diabètes, alzheimer : comment la recherche médicale a longtemps oublié les femmes
Radio-Canada
Les conséquences sont bien réelles, affirment plusieurs expertes : diagnostics plus tardifs, traitements moins adaptés et effets secondaires plus fréquents.
Au Canada, une femme meurt d’une maladie cardiovasculaire toutes les 22 minutes. Pourtant, pendant des décennies, la recherche médicale s’est surtout appuyée sur des données masculines pour comprendre et traiter les maladies, alertent des chercheuses qui réclament un financement à la hauteur de la moitié de la population. Les conséquences sont bien réelles, affirment plusieurs expertes : diagnostics plus tardifs, traitements moins adaptés et effets secondaires plus fréquents. Aujourd’hui, la situation commence à évoluer. Mais les spécialistes estiment que la recherche sur la santé des femmes reste encore largement sous-financée. Selon une analyse de la Fondation IWK et de Deloitte Canada, seuls environ 7 % du financement annuel des Instituts de recherche en santé du Canada est consacré à des questions liées spécifiquement à la santé des femmes. Jusqu’aux années 1990, les femmes étaient exclues de nombreuses études cliniques, rappelle la Dre Daisy Singla, professeure associée au département de psychiatrie de l’Université de Toronto et scientifique au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH).













