
Budget : deux conseillers de Regina se tournent vers la cour pour faire respecter un vote
Radio-Canada
Deux conseillers de Regina se tournent vers la cour pour exiger que le budget préliminaire de la Ville respecte une motion en rapport avec l'itinérance, adoptée en juin dernier.
Mercredi, les conseillers Dan LeBlanc et Andrew Stevens, ainsi que la militante sociale Florence Stratton, ont annoncé leur intention de poursuivre la directrice générale de la Ville, Niki Anderson, ainsi que l’administration municipale pour ne pas avoir inscrit au budget préliminaire les coûts associés à une mesure pour lutter contre l’itinérance.
Ils demandent à la Cour du Banc du Roi d’ordonner à Niki Anderson d’inclure au budget une dépense à ce sujet, estimée à 24,9 millions $.
Cette affaire date du 15 juin dernier, quand le conseil municipal a, dans un vote unanime, demandé que le budget préliminaire comporte une ligne sur les coûts d'une solution visant à mettre fin à l’itinérance à Regina. Le conseil a aussi commandé à l’administration un rapport expliquant ces coûts.
Cette semaine, l’administration a présenté un rapport selon lequel la mise en place d’un modèle de logements pour les sans-abri coûterait 122,5 millions de dollars à la Ville de Regina.
Selon l'administration, le taux d'imposition foncière (taux par mille) devrait augmenter de 21,7 % en 2023 et de 4,24 % en 2024 pour atteindre cet objectif.
L’administration n'a pas recommandé que cette initiative aille de l'avant et ne l'a pas incluse au budget préliminaire à cause du coût élevé de ce projet.
Dan LeBlanc affirme que le projet devrait figurer au budget préliminaire pour permettre aux conseillers de voter sur cette dépense et de se prononcer sur le problème de l’itinérance.
Ce n'est pas à l'administration de faire ce choix, dit le conseiller, qui est aussi avocat.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












