
Baleines en eaux troubles
Radio-Canada
Près de la moitié des baleines à bosse et des rorquals communs du fleuve Saint-Laurent et plus de 80 % des baleines noires présentent des signes d’empêtrement.
Près de la moitié des baleines à bosse et des rorquals communs du Saint-Laurent présentent des signes d’empêtrement. C'est ce que révèle une étude du Centre d’éducation et de recherche de Sept-Îles. Dans le cas des baleines noires, c'est plus de 80 % des individus qui ont des cicatrices liées aux filets de pêche. On pêche notre nourriture et on la transporte dans l’habitat des baleines noires. Elles sont vraiment victimes. Plus les humains commercent, plus les humains pêchent, moins les baleines noires vont bien, souligne Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherche et d’études sur les mammifères marins. La semaine dernière, une baleine noire a été retrouvée morte sur la côte est des États-Unis, la première depuis le début de l'année. Si certains, comme le rorqual commun BP 919, retrouvé échoué sur la grève de Grande-Vallée, meurent par asphyxie suivant un empêtrement, d'autres survivent et réussissent à se délier des filets de pêche.

Le premier ministre Mark Carney a dévoilé jeudi son plan économique et militaire pour le Grand Nord lors d’un passage à Yellowknife, où il a également assisté à des exercices militaires. Son objectif : rassurer les Canadiens et montrer à ses alliés des pays nordiques de l’OTAN que le Canada peut aussi être un partenaire fiable sur le plan militaire. Le premier ministre prévoit notamment des investissements de 32 milliards de dollars supplémentaires dans les bases opérationnelles avancées de l’Arctique et dans la création d’un lien routier entre Yellowknife et Inuvik. Les détails avec Valérie Gamache.












