
35 000 visites en 10 mois : d’autres services de consommation supervisée réclamés à Québec
Radio-Canada
Le CIUSSS n'est pas encore prêt à ajouter de nouveaux services de consommation supervisée à Québec, même si les besoins sont reconnus par l'établissement.
Le CIUSSS de la Capitale-Nationale n'est pas encore prêt à ajouter de nouveaux services de consommation supervisée à Québec, même si les besoins sont criants et reconnus par l'établissement de santé. En attendant des renforts, l'équipe de l'Interzone fait face, seule, à une demande toujours plus élevée. On sait que ça déborde, on sait que les cinq cubicules ici sont à pleine capacité, affirmait une représentante de la Direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale en juin 2024. L'Interzone venait alors de connaître une année record de plus de 25 000 visites dans ses locaux du 60, rue Saint-Vallier Est. Près de deux ans plus tard, la capacité du service de consommation supervisée n'a pas changé. Pendant ce temps, la fréquentation n'a cessé d'augmenter dans les petits locaux du quartier Saint-Roch. Selon des données de la Coopérative de solidarité SABSA, à laquelle le CIUSSS a donné le mandat de gestion de l'Interzone, près de 35 000 visites ont été compilées depuis le 1er avril 2025, éclipsant, en dix mois, la marque enregistrée pour toute l'année 2024. Les services de consommation supervisée permettent aux personnes utilisatrices de drogues par injection ou inhalation de consommer en présence de professionnels et d'intervenants. Bien qu'ils impliquent l'usage de substances illicites apportées par la clientèle, les centres ne sont pas criminalisés en vertu d'une exemption délivrée par Santé Canada, qui les reconnaît comme outil de lutte aux surdoses.













