
Élections : voici pourquoi le PPC de Doug Ford se concentre sur Windsor-Essex
Radio-Canada
La région de Windsor-Essex s’est transformée en véritable champ de bataille électoral à l'approche du scrutin du 2 juin alors que les progressistes-conservateurs tentent de s'emparer de plusieurs circonscriptions traditionnellement détenues par les libéraux et plus récemment par les néo-démocrates.
Les gens de Windsor savent que les néo-démocrates se battent toujours pour eux, a assuré la chef du NPD Andrea Horwath lors de son déplacement dans la région, jeudi, pour y soutenir les candidats locaux.
Il semble néanmoins que l'emprise du NPD sur la région s’effriterait en partie à cause de plusieurs annonces (Nouvelle fenêtre) très médiatisées concernant l'automobile faites par le chef du Parti progressiste-conservateur Doug Ford, dans la foulée de celles du premier ministre Justin Trudeau juste avant la campagne.
Autre illustration des difficultés du NPD, deux de ses élus sortants ont décidé de ne pas solliciter d’autre mandat. Les députés provinciaux néo-démocrates d’Essex (Taras Natyshak) et de Windsor-Tecumseh (Percy Hatfield) ont annoncé ne pas se représenter aux élections provinciales.
La plus grande annonce pour la région a eu lieu en mars, lorsque MM. Trudeau et Ford ont dévoilé une usine de batteries pour véhicules électriques de 4,9 milliards de dollars qui sera construite à Windsor et qui créera 2500 emplois.
M. Ford avait alors déclaré que cette usine allait changer la donne.
MM. Ford et Trudeau ont ensuite fait un autre arrêt à Windsor le 2 mai, quelques jours seulement avant le début de la campagne, pour annoncer que les usines Stellantis de Windsor et de Brampton seraient modernisées afin de participer aux efforts de l'entreprise pour fabriquer des batteries et des véhicules électriques.
L’économie de la région de Windsor repose sur l’industrie automobile qui a connu un énorme ralentissement ces dernières années, entraînant la perte de milliers d'emplois et la fermeture d'usines.
Ces annonces s’avèrent fondamentales pour l'avenir de la ville et de la région, selon Wayne Petrozzi, professeur émérite au Département de politique et d'administration publique de l'Université métropolitaine de Toronto.













