
« Nous avons besoin de votre aide » : des Inuit demandent l’extradition du père Rivoire
Radio-Canada
La délégation inuit qui est en France pour demander l’extradition de Johannes Rivoire a imploré le public français de faire pression sur son gouvernement afin que le prêtre accusé de pédophilie soit traduit en justice au Canada.
Cette conférence de presse à Paris marque le début de la tournée de la délégation, qui sera en sol français jusqu’au 15 septembre.
D'emblée, la présidente de Nunavut Tunngavik Inc., Aluki Kotierk, s'est attaquée aux deux objections principales à l'extradition : l'âge avancé de Johannes Rivoire, qui est nonagénaire, et le fait qu'il est citoyen français.
Elle a rappelé que le père Rivoire a également la citoyenneté canadienne et que la France a un traité d'extradition avec le Canada (Nouvelle fenêtre).
« Johannes Rivoire est un ressortissant canadien. C'est un fugitif. Pour nous, il est inacceptable qu'il soit jugé en France. Il doit faire face à la justice au Canada. »
Quant à l'âge avancé du père Rivoire, Aluki Kotierk a rappelé le procès de l'ex-premier ministre français Édouard Balladur, traduit en justice en 2021 (Nouvelle fenêtre) à l'âge de 91 ans. Johannes Rivoire est lucide, selon elle, et ne devrait pas échapper à la justice.
Steve Mapsalak, une victime alléguée et ancien député territorial, a témoigné avec émotion devant les nombreux journalistes présents.
« J'ai longtemps pensé que j'étais sa seule victime. J'ai besoin de clore ce chapitre. Toutes ces années ont été des années de souffrance. »
Tanya Tungilik, fille de Marius Tungilik, une autre victime alléguée aujourd'hui décédée, a longuement parlé de l'impact intergénérationnel des agressions présumées qu'a subi son père.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












