
Urgence Senneterre : une pression sur tout le réseau ambulancier Urgence Senneterre : une pression sur tout le réseau ambulancier
Radio-Canada
Sur nos ondes lundi, le maire de Senneterre Jean-Maurice Matte affirmait que la rupture de services au Centre de santé de Senneterre crée une pression supplémentaire sur les services préhospitaliers d'urgence de la région puisque depuis lundi, les patients de Senneterre qui doivent être transportés par ambulance doivent être conduits au centre hospitalier de Val-d’Or, peu importe l’heure.
Ce transport-là est chronométré dans la charge de travail. Nécessairement, si on cumule le temps de charge de travail, on va devoir retirer ces équipes-là. C’est la situation pour Senneterre. Dessercom a des points de services à Barraute et Lebel-sur-Quévillon qui viennent justement en relève à la région de Senneterre alors si les deux ambulances de Senneterre ont quitté vers Val-d’Or pour transporter des patients, nécessairement ça va être nos services ambulanciers qui vont devoir aller en relève sur ce territoire-là, explique Francis Brisebois, coordonnateur aux communications et relations gouvernementales chez Dessercom.
Avec les horaires à l’heure, les ambulanciers paramédicaux peuvent attendre les appels d’urgence à la caserne ou dans l’ambulance.
Lorsqu’ils ont un horaire de faction, les travailleurs sont sur appel 24 heures sur 24 pendant 7 jours.
Lorsqu’ils sont de garde, ils peuvent habiter dans un rayon de cinq minutes de la caserne. Lorsqu’ils reçoivent un appel, ils doivent se vêtir de leur uniforme, en hiver déblayer leur voiture, se rendre à la caserne et ensuite récupérer l’ambulance pour se rendre vers l’intervention. Il y a des délais d’intervention considérables pour la population, décrit Francis Brisebois.
Il ajoute que ce type d’horaire est aussi difficile pour la conciliation travail-famille et sur l’attractivité de la main-d’oeuvre.
