
Une policière de Laval voulait que la Ville lui paie ses vacances alors qu’elle était en congé de maladie
TVA Nouvelles
Une policière retraitée de Laval qui réclamait 15 000$ à la Ville en vacances impayées, alors qu’elle avait déjà perçu 95% de son salaire durant un long congé de maladie, a essuyé un revers devant le tribunal des petites créances.
«Il serait illogique qu’un travailleur en arrêt de travail pour cause de maladie puisse obtenir une rémunération de 95% de son salaire pour une année complète et en plus avoir l’avantage de bénéficier de plusieurs semaines de vacances annuelles payées», a tranché le juge Jimmy Vallée, dans une récente décision concernant Nancy Doiron, une policière retraitée du Service de police de Laval.
Le magistrat a aussi souligné que cela pourrait porter à plus de 100% le revenu total du travailleur.
L’inspectrice Doiron, une jeune retraitée qui avait été embauchée en 1992, a pour sa part tenté de réclamer 15 000$ à la Ville de Laval et à son service de police pour des vacances qui ne lui ont pas été payées, en 2016 et en 2017.
C'est qu'à ce moment, la policière-cadre était en arrêt de travail pour maladie et percevait déjà d’importantes prestations d’assurance.
Son congé s'était étiré de novembre 2015 à août 2018, soit sur près de trois ans, peut-on lire dans le document de la cour.
Mme Doiron avait d’abord mis en demeure la Ville pour 34 468,20$, ce qui s'avère l’équivalent des vacances des deux années concernées par le litige.
Il s'agissait au total de plus de 65 jours de salaire, note-t-on.
Cependant, afin de pouvoir être entendue devant la cour des petites créances, la policière a réduit le montant de sa réclamation au maximum requis.
