
Un juge sans jugement?
TVA Nouvelles
La décision rendue par le juge Mathieu Poliquin le 21 juin dernier, dans la cause qui incriminait l’ingénieur Simon Houle, a suscité une réaction publique importante.
D’entrée de jeu, précisons que le site du dictionnaire Larousse propose plusieurs définitions au mot « jugement ». Voici celle que je retiens dans le contexte actuel: «Activité de la pensée qui affirme ou nie une proposition, pour faire apparaître le vrai.»
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La difficulté de la tâche d’un juge repose sur le fait de recevoir deux thèses opposées à propos d’un même fait, pour identifier le vrai.
Aux paragraphes quatre à six, le juge Poliquin précise le barème à l’intérieur duquel il doit rendre son jugement: «Bien qu’un juge doive être conscient de son environnement social, il doit toujours rester impartial. En tout temps, il doit être guidé par la règle de droit et non par la clameur publique.
«Quelle peine doit recevoir l’accusé qui reconnaît s’être livré à une agression sexuelle en insérant ses doigts dans le vagin de la victime et en lui touchant les seins ainsi qu’à du voyeurisme en prenant des photos des parties intimes de celle-ci, le tout, alors qu’elle est inconsciente?
«Est-ce que la peine juste peut être une absolution conditionnelle ou si cette peine doit nécessairement en être une d’emprisonnement? Telle est la question en litige.»
