
Un circuit cérébral qui contrôle la peur révélé
Radio-Canada
Un mécanisme cérébral dont la modulation modifie les réactions de peur chez la souris a été révélé par les travaux de scientifiques britanniques.
Ce circuit se trouve dans le noyau géniculé latéral ventral du thalamus (vLGN), une structure du cerveau qui traite l'information visuelle provenant de la rétine.
La Pre Sonja Hofer et ses collègues de l’University College London ont constaté que lorsque l'activité de cette région du cerveau était supprimée, les rongeurs étaient plus enclins à fuir un danger perçu et à se mettre en sécurité. De l’autre côté, l'activation des neurones du vLGN supprimait complètement les réponses de fuite face à des menaces imminentes.
S'il est normal d'éprouver de la peur ou de l'anxiété dans certaines situations, nous pouvons adapter nos réactions en fonction de nos connaissances ou des circonstances, expliquent les chercheurs dans un communiqué publié par l’université.
Par exemple, si une personne est réveillée par de fortes détonations et des lumières vives, un sentiment de peur devrait s’emparer d’elle. Mais si elle a déjà fait l'expérience de feux d'artifice, ses souvenirs lui permettront probablement d'éviter de telles réactions et de retourner se coucher sans crainte.
En revanche, si cette personne se trouve dans une zone de guerre, sa réaction de peur devrait être fortement accrue.
Les scientifiques ont déjà associé certaines régions du cerveau au traitement du danger perçu et à la médiation des réactions de peur. Toutefois, les mécanismes de contrôle de ces réactions restaient mystérieux.
