
Tyler Shandro veut que la commissaire de la GRC Brenda Lucki soit démise de ses fonctions
Radio-Canada
Dans un communiqué de presse, le ministre albertain de la Justice, Tyler Shandro, déclare qu'il ne veut plus que la commissaire Brenda Lucki soit à la tête de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Il réclame que le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino, la démette de ses fonctions, car l’Alberta ne lui fait plus confiance.
« Je demande au ministre Mendicino de révoquer la commissaire Brenda Lucki de son poste. La commissaire doit être tenue aux normes les plus strictes. »
Selon lui, la commissaire n’a pas informé le fédéral de toutes les disponibilités policières avant l’invocation de la Loi sur les mesures d’urgence et les mesures connexes.
La commissaire Brenda Lucki n’a pas souhaité s’exprimer sur cette requête, mais affirme qu’elle ne compte pas démissionner. Je continuerai à faire mon possible pour garder la confiance du gouvernement et garder celle des Canadiens, a-t-elle ajouté.
À Ottawa, le ministre Marco Mendicino a dit que la commissaire Brenda Lucki a la confiance d'Ottawa.
La nomination du commissaire de la GRC se fait en fonction d'un processus, et ce processus est intègre, explique le ministre. Il y a et il y aura des discussions avec la commissaire [Brenda Lucki] lorsque son mandat arrivera à sa fin, et nous verrons où cela nous conduira à partir de là.
Le chef du Nouveau Parti démocratique Jagmeet Singh rappelle de son côté qu’il a soulevé à plusieurs reprises des inquiétudes sur la façon dont la commissaire Brenda Lucki traite certaines plaintes, le traitement des Autochtones ou des cas de violence domestique.
Nous avons reçu plusieurs plaintes sur des cas de violence domestique où il n'y a pas eu d’enquête. Les preuves ont été collectées, mais il n’y a pas eu de suivi, dit-il.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












