
Terres publiques : les acériculteurs pressent Québec de dévoiler son plan stratégique
Radio-Canada
Afin de répondre à la demande mondiale grandissante, les acériculteurs du Québec veulent produire encore plus de sirop d’érable et entailler une superficie de 200 000 hectares sur les terres de la Couronne. Mais voilà, le gouvernement tarde à livrer son plan stratégique sur l'utilisation des terres publiques attendu depuis un an et demi.
L'an dernier, le Québec a produit un record de 211 millions de livres de sirop d'érable. Si la saison 2023 est commencée, il est encore trop tôt pour mesurer son ampleur. Ce qui est toutefois certain, aux yeux des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), c’est qu’avec la demande grandissante à l’échelle mondiale, l’augmentation de la production passe par l’exploitation des terres publiques.
Actuellement, 20 % du sirop d’érable est produit sur les terres publiques. On aimerait 30 % d’ici 60 ans pour accompagner les besoins. Ce qui représente 200 000 hectares environ, explique le directeur des communications des PPAQ, Joël Vaudeville. De 2020 à 2021, on a eu 20 % d'augmentation des exportations, de 2021 à 2022, un autre 20 %. L’exploitation sur les terres publiques est essentielle pour accompagner cette croissance, précise-t-il.
Les producteurs estiment que plusieurs projets seront retardés ou même mis sur la glace si le gouvernement ne précise pas rapidement les règles du jeu. Des milliers de litres de sirop ne seront pas produits.
Les terres publiques représentent un potentiel de développement en Outaouais, dans les Laurentides, en Estrie, près de la frontière américaine, de même qu'en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent.
L’acériculteur Justin Plourde exploite 37 000 entailles dont 7200 sur les terres publiques dans le secteur de Rivière-Bleue, au Témiscouata.
« La terre publique nous permet de développer des érablières de plus grande envergure. Car sur les terres privées, c'est difficile d'avoir un massif d'arbres au même endroit et le prix des lots a explosé. »
La plupart des grandes érablières sont en forêt publique. C'est pour ça qu'au Bas-Saint-Laurent, on a des érablières d'un peu plus grande taille que le reste du Québec, poursuit-il.
M. Plourde a un projet d'agrandissement de 10 000 entailles sur les terres publiques qu’il souhaite mettre en branle cet automne. Mais ça va dépendre des contraintes.

Les Jeux olympiques sont aussi une affaire de gros sous. Les produits dérivés de Milan Cortina sont si populaires que certains d'entre eux sont déjà en rupture de stock, une semaine après le début des compétitions. C'est le cas des peluches à l'effigie de la mascotte, et d'autres articles dans les boutiques olympiques d'Italie. Un engouement qui profite à une entreprise québécoise qui gère une soixantaine de ces kiosques. De Livigno, le reportage de Philippe Leblanc

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