
Profession: chasseur de «deals» sur le web
TVA Nouvelles
Des Québécois passionnés de « deals » en ligne sont devenus les pros des rabais sur Amazon, au point où leur capacité à dénicher les meilleures aubaines leur permet désormais d’en vivre alors que l’engouement pour leur travail explose.
Tous les jours, Keven Poulin partage la publicité de dizaines d’articles en rabais dénichés sur Amazon à ses quelque 50 000 abonnés sur sa page La Ligue des DEALS. Grâce aux réductions de prix, à des codes promotionnels et à des coupons, les acheteurs peuvent voir leur facture réduite à une fraction du prix.
Et ce genre de page Facebook devient de plus en plus populaire. À Montréal, Maxime (qui préfère taire son nom de famille) gère pour sa part la page Monsieur Deals, à laquelle sont abonnées plus de 70 000 personnes. Son objectif à lui aussi : offrir les « meilleurs deals ».
Les deux hommes sont ce qu’on appelle des « affiliés Amazon ». Ils reçoivent une commission pour chaque article qu’ils font vendre. Quelquefois, ils dénichent eux-mêmes les rabais, d’autres fois ce sont des vendeurs ou des tiers qui entrent en contact avec eux pour leur proposer des aubaines.
Dans le cas de M. Poulin, le nombre d’abonnements sur sa page « a monté de façon radicale » depuis janvier dernier, l’obligeant à y consacrer plus de temps.
L’homme de 33 ans de Saint-Georges-de-Beauce, qui est aussi codirecteur d’une résidence pour personnes âgées, pourrait vivre de ce travail, mais il ne souhaite pas quitter l’entreprise familiale.
« Il y a un momentum à créer sur les réseaux sociaux. C’est très, très long à gagner », explique-t-il. Il ajoute que « ça pourrait être [son] travail principal », tellement la page a gagné en popularité.
Le gestionnaire de Monsieur Deals parle pour sa part d’un « long shot » quand il a lancé ce projet en janvier 2016. Celui qui fréquentait le forum Red Flag Deals, qui répertorie les rabais, voulait à ce moment simplement « se faire un revenu d’appoint ».
Il a dû patienter jusqu’en 2020 avant de voir ses affaires « décoller ». « Jamais dans mes rêves les plus fous, j’aurais pensé que ça me permettrait d’en vivre », s’exclame celui qui dit travailler sur sa page sept jours sur sept et près de 60 heures par semaine.
