
Plusieurs questions demeurent sans réponses au lendemain du déploiement de la PPO
Radio-Canada
Plusieurs questions demeurent sans réponses après que la Police provinciale de l'Ontario (PPO) ait émis une alerte au sujet de deux hommes décrits comme dangereux et armés, pour ensuite retirer cette information sans explications.
Aux environs de midi vendredi, la PPO avait émis une alerte téléphonique pour signaler la présence de deux hommes qu'elle croyait armés, dans la région du comté de Lanark et de Sharbot Lake.
Vers 14h, alors que les recherches se poursuivaient, les forces de l’ordre avaient alors diffusé l’identité ainsi que les photos des individus en question. La police a ensuite retiré de ses réseaux sociaux les informations qu’elle avait publiées sur ces derniers, affirmant ne plus être à leur recherche.
C’est finalement un troisième individu qui a été arrêté pour vol et délit de fuite dans la région de Smith Falls, et aucune arme n’a été trouvée. L’identité et la photo de cette troisième personne n’avaient pas été révélées aux médias jusqu’au moment de l’annonce de cette arrestation par la police.
Si les différentes publications de la police provinciale au sujet des hommes ont été supprimées des réseaux sociaux, de nombreuses questions restent en suspens, notamment à la suite au dévoilement de leur identité.
Au moment de publier ces lignes, la PPO n’a toujours pas apporté de précisions concernant le sort des deux personnes initialement recherchées.
Pour la criminologue Maria Mourani, la réponse policière a été adéquate.Lorsqu’on a le signalement de personnes armées, les policiers ne savent pas à quoi s’attendre [et] ils sont obligés de déployer tous les moyens nécessaires pour protéger la population.
La publication des photos d’un individu considéré comme étant un suspect ferait ainsi partie, selon elle, des recours à la disposition des forces de l’ordre pour les aider à neutraliser une potentielle menace, même s'il existe une possibilité que la personne à l’origine du signalement à la police ait exagéré par peur, ou par erreur.
Maintenant, il se peut qu’au bout de l’opération, les personnes n’étaient pas armées [ou] qu’elles se soient délestées de leurs armes, précise-t-elle.
